ASPE et ALZHEIMER

ASPE  et  ALZHEIMER

Placement en unité de vie

Placement en unité de vie

La préparation au transfert d'un patient Alzheimer à domicile vers une unité de vie fait partie de notre travail d'accompagnant.

Ce type de transfert, se prépare longtemps à l'avance avec le patient et sa famille.

Un placement fait en urgence n'est jamais positif : ni pour le patient, ni pour la famille, ni pour l'établissement qui l'accueille.

Savoir en parler à bon escient est une nécessité mais par petites touches, à des moments opportuns.

Les personnes vivant seules, expriment leur mal-être face à leurs difficultés quotidiennes et à leur solitude de plus en plus pesante, angoissante.Il faut les entendre, les écouter, les rassurer, leur proposer des solutions adaptées à leur cas personnel.La mise en unité de vie sera le dernier recours mais nous en aurons discuté maintes fois auparavant avec eux et la famille.

Nous devons les accompagner au mieux dans cette démarche difficile.

Pour ce faire, je leur explique ce qu'est une unité de vie ou maison de retraite.

Pour étayer mes dires, je prends contact pour un rendez-vous avec les établissements choisis au préalable par la famille que j'ai orienté dès le début de la prise en charge à domicile, à faire cette démarche d'inscription indispensable afin d'éviter l'urgence d'une situation difficile.

Mieux vaut être inscrit sur une liste d'attente et avoir le choix de dire "oui" ou "non", lorsqu'une chambre se libère, plutôt que d'être pris de cours et s'apercevoir que les places disponibles sont rares, les listes d'attente longues.

Après avoir pris rendez-vous avec la direction de l'unité de vie, j'accompagne le patient et parfois l'aidant naturel dans un univers qu'ils ne connaissent pas vraiment.
J'essaie de choisir des moments récréatifs du lieu et présenter l'établissement tel un endroit ludique ou le jeu, la danse, la musique ou la gym a sa place. L'accueil n'en est que plus chaleureux; suivra la présentation du personnel et des locaux, des résidents présents puis une chambre.

Ensuite, soit on nous offre spontanément un petit café, un jus de fruit voire un verre d'eau, soit je le sollicite, afin de se poser dans ce lieu de vie, ensemble et dédramatiser la situation, tant pour le malade que pour l'aidant naturel.

Puis nous retournons au domicile du patient et nous en rediscutons ensemble et lâchons prise pendant quelques jours.La décision sera prise calmement en dernier lieu par acceptation d'une nouvelle vie en institution.

En 4 ans, j'ai accompagné 5 familles de cette façon. A chaque fois, tout s'est très bien passé, sans heurt, sans crise, sans culpabilité, puisque nous agissons au mieux avec et pour le patient et l'aidant, dans leur quête d'un mieux- être à ce moment précis de la maladie où le maintien à domicile trouve ses limites.

Ce qui signifie que l'intervenant doit être lucide et objectif quant aux limites de l'accompagnement à domicile et doit agir en conséquence et non dans le sens d'un maintien à domicile à tout prix...

J'ai rencontré hier, la dernière patiente que j'ai accompagné en unité de vie.Elle était assise au petit salon, lovée dans un fauteuil, le visage détendu, tranquille, rassurée, son fils à ses côtés, ravi et surpris de voir sa mère aussi sereine, trois jours après son entrée en institution...

Vous pouvez contacter ASPE association pour toute information ou prise en charge au 02 98 82 60 00 ou 06 04 49 55 46 ou par courriel à aspe.association@yahoo.fr



06/07/2008
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